La Guyane menacée de privation de libertés publiques jusqu’au 30 octobre

La Guyane menacée de privation de libertés publiques jusqu’au 30 octobre

La Guyane menacée de privation de libertés publiques jusqu’au 30 octobre

Le texte de loi organisant la sortie de l’état d’urgence sanitaire permettra au Premier ministre, jusqu’au 30 octobre, de rétablir le confinement, d’interdire les rassemblements, la circulation ou le commerce en Guyane s’il estime que la crise sanitaire l’exige. Nos explications.  Le projet de loi sur l’organisation de la sortie de l’état d’urgence sanitaire dont l’examen a débuté ce mercredi 17 juin vise à créer d’ici au 30 octobre une période transitoire conduisant à terme à une sortie de l’état d’urgence sanitaire.

Cet état d’urgence instauré par la loi du 23 mars doit prendre fin le 10 juillet, mais le gouvernement a préféré à une sortie sèche une période transitoire, à cheval entre le droit commun et l’état d’urgence. Cela veut dire que jusqu’au 30 octobre, selon la situation post-épidémique, le Premier ministre aura le pouvoir de remettre en cause certaines libertés fondamentales comme le droit de circuler des individus et des véhicules, de commercer ou de se rassembler.

Cela pourrait concerner plusieurs endroits du territoire où la situation serait jugée « complexe », selon le rapporteur du projet de loi, Marie Guevenoux (LREM) qui a cité l’Occitanie, le Val d’Oise et, dans les Outre-mer, Mayotte et la Guyane.

Dans ces territoires, le Premier ministre pourra appliquer les mesures qu’il pouvait prendre pendant la période d’état d’urgence sanitaire comme les quatorzaines ou le confinement.

Une motion de rejet, déposée par le groupe socialiste, a été repoussée par la majorité présidentielle. Les débats qui ont suivi sur le texte en lui-même ont montré là encore tous les groupes politiques, y compris le groupe Écologie Démocratie Solidarité, dissident récent de LREM, s’opposer à LREM et au MODEM, soutiens du projet de loi.

Lors des explications de vote de la motion de rejet, le député Remi Rebeyrotte (LREM) a indiqué : « La situation est sensible en Guyane, mais un dérapage est possible. » Le débat devait s’achever mercredi soir par une adoption sans surprise, avant de se poursuivre au Sénat.

Serge Letchimy (PS Martinique) est intervenu lors des amendements en ce moment pour exiger les tests à l’arrivée et au départ.


De même, Gabriel Serville (GDR) a pris la parole pour rappeler les conséquences dramatiques de la Covid19 dans le monde économique. Même s’il admet que la nécessité de restreindre les libertés peuvent être « frappées de bon sens », il a plaidé pour un plan de lutte et de prévention contre la Covid19 en Guyane et à Mayotte pour aider ces territoires à ne pas sombrer davantage.

La Guyane menacée de privation de libertés publiques jusqu’au 30 octobre

Stephane